Les enjeux de l’urbanisation en Afrique

Dans un contexte d’urbanisation galopante, on ne peut envisager aujourd’hui une croissance économique durable en Afrique sans un plan d’urbanisation solide et réfléchi.

Cela s’explique par le bond démographique des villes africaines. En effet, la population urbaine compte actuellement plus de 470 millions d’habitants et elle est censée doubler dans les vingt prochaines années pour dépasser la barre du milliard d’habitants.

Le rapport 2017 de la banque mondiale sur l’urbanisation en Afrique pointe dans ce sens et affirme que pour soutenir la croissance, il faut améliorer la vie des habitants et des entreprises dans les villes.

Il établit d’ailleurs un comparatif, sur la base du taux d’urbanisation et le niveau de richesse crée, entre l’Afrique subsaharienne et d’autres régions en développement telles que l’Afrique du Nord-Moyen Orient et l’Asie-Pacifique. Ces régions présentaient des PIBs respectifs de 1800 dollars et 3600 dollars quand leur taux d’urbanisation était égal au taux actuel de l’Afrique (40 %) alors que l’Afrique se situe aujourd’hui à pratiquement 1000 dollars. Cette urbanisation rapide couplée à un niveau de création de richesse relativement faible s’explique par le manque d’investissements productifs dans les villes (20% du PIB).

La première conséquence majeure de cela est que les villes africaines sont plus chères comparées aux villes d’autres régions ayant des niveaux de revenu équivalents. En effet, les dépenses en logement sont 55% plus importantes que celles observées dans ces régions, les denrées alimentaires 35% plus cher par rapport au même référentiel et finalement les couts de transport sont excessifs. Le niveau relativement élevé du cout de la vie impacte négativement la compétitivité et la productivité des entreprises africaines qui doivent verser des salaires plus importants.

 

Par ailleurs, 60 % de la population urbaine en Afrique subsaharienne vit dans des bidonvilles dont le nombre ne cesse de croitre de manière exponentielle. Selon Alioune Badiane, président du centre Urban Think Tank Afrika « un ménage moyen en Afrique accède à une unité de logement formelle abordable en épargnant la totalité de son revenu pendant une période de plus de 27 ans ». Cela a des conséquences sérieuses d’un point de vue sanitaire. Le manque d’installations sanitaires, d’électricité et d’eau potable ainsi que l’insalubrité des logements sont des catalyseurs de la propagation des maladies

Le rapport insiste notamment sur les deux mesures que l’Afrique devrait impérativement mettre en place :

  • Régulariser les marchés fonciers, clarifier les droits de propriété et instituer des politiques efficaces d’aménagement urbain ;
  • Investir tôt et de manière coordonnée dans les infrastructures afin de relier ensemble tous les éléments du développement urbain : résidentiel, commercial et industriel.

 

Consciente des enjeux de l’urbanisation en Afrique, Camidus, une jeune startup africaine, a mis en place une plate-forme de gouvernance géospatiale combinant cartographie, mobilité, cloud computing et techniques d’urbanisme. Camidus agit comme un catalyseur technologique pour la transformation des villes traditionnelles en villes intelligentes en leur permettant de s’appuyer sur des outils visant à améliorer les conditions de vie des citoyens et à pérenniser le développement durable des zones urbaines.

Visitez la page de Camidus pour plus d’informations.

 

 

Sources :

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